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La localité de Ligny-le-Châtel fait partie de ces agglomérations ayant eu, au cours des âges, la particularite de changer d'emplacement en se reconstituant à quelque distance de son lieu d'origine. Ce fait paraissant relever de la légende s'avère être pourtant une réalité (cf. le Bulletin du Centre d'Etudes Médiévales d'Auxerre). Ce déplacement fut nécessité par un besoin de défense après l'époque des invasions (Vandales, Normands) et guerres tant inter-régionales qu'intemationales (guerre de Cent ans, rivalités seigneuriales de la Bourgogne, Champagne et autres) et peut-étre aussi à cause des révoltes paysannes.
Cette histoire est prouvée par les différents documents retrouvés par les historiens successifs : actes de donations, de propriétés et chartes, Mais il manque la narration des évènements, faite en son temps, plusieurs incendies ayant fait disparaitre les archives locales. Avant que Ligny s'adjoigne le complément de son nom et avant son transfert, le village existait dans la vallée du Serein depuis des temps immémoriaux, à proximité de la source intarissable de la "Fontaine des Fées". Les Gallo-Romains s'y établirent également (ce que des fouilles ont révélé) et le village se dota plus tard d'une église qui devint doyenne des autres églises des villages environnants. Vint l'époque où, sur son territoire situé a la frontiere de trois "pagi", une tour fortifiée et non un château résidence fut élevée sur une hauteur bordant la vallée. S'ensuivit le regroupement des habitations dans une enceinte fortitiée contigue au "castrum" défensif. Pas de narration de cette migration mais des preuves tangibles. A l'instar de bon nombre de localités de la région, le nouveau Ligny se dota de fortifications de murs et de fossés, de tourelles, de portes foitifiées (certainement semblables à celles encore existantes à Chablis ou de celles, disparues, de Saint-Florentin), d'un réseau de souterrains, de ruelles en chicanes et de puits profonds, dont l'un était accessible par les caves sous la rue principale. Un pont sur le bief devancait une des portes.
Ce
bief, toujours existant dans son tracé initial, longe le mur des
fortifications, sur le côté ouest de la cité. (voir plan
ci-contre) Une seule tour subsiste à l'angle nord-ouest et
des fossés partiellement comblés sont témoins de cette
urbanisation. Une église et de petites industries complétèrent cet
ensemble. La bourgade a la forme d'un carré et toutes ses rues, à
la manière d'une bastide, se croisent à angle droit: Une enceinte
avec 12 tours la défendait autrefois.L'ancienne localité
endommagée par les guerres subsista un temps encore sous le nom de
"Ligny-la-Ville", alors que la nouvelle cité prenait au XII°
siècle le nom de "Ligny-le-Châtel" (ou Château). Ce nom s'est
certainement toujours prononce : "Ligny", bien que s'écrivant
naguère "Leugny","Leigny" (en vieux français du Moyen-Âge les
"e" se prononcaient "i"), apres avoir été "Lanniacum"
et peut-etre "Latiniacum", il y a deux mille ans. Quant
au mot "Châtel" ou Chastel (qui en vieux francais devait aussi se
prononcer"Cate") il se moditia suivant les époques et les
changements de notre langue, prenant comme tant d'autres mots la
forme définitive de "Château".
Rémi CARRÉ
Juin 2004
Ligny est un toponyme d'origine probablement celtique. Sa forme
la plus ancienne propose les radicaux Lad, Lag ou Lann
et la terminaison i-ac, fréquemment employée.
Si le radical peut laisser la place à plusieurs hypothèses quant à
son sens, le suffixe ac (conservé dans la langue d'Oc -
Aurillac, Florac, Cognac...) désigne clairement le lieu
d'habitation, la maison.
Le gallo-romain Ladiniacum, Lanniacum s'est peu à peu
transformé en Lagny, Laegny, Leigny et finalement Ligny.
A l'époque romaine, Ligny faisait partie de la 1ère Lyonnaise
En 407, Ligny est rattaché au Tonnerrois (Pagus
Tornodorensis) puis, ensuite au royaume de Bourgogne.
En 613, Tonnerre et la Bourgogne sont placés sous l'autorité de
Clotaire II, rois des Francs.
Juste avant la révolution de 1789, Ligny se trouvait réuni au
marquisat de Seignelay.
Si la communauté
d'habitants est déclarée dès 1239, ce n'est qu'après la
Révolution , en application de la loi du 14 décembre
1789, que l'on dut élire un corps municipal (composé alors de
six membres) auquel fut associé un conseil général de la
ville composé, lui, de douze membres généralement choisi parmi les
notables.
En zone rurale, deux sortes d'administration continuaient à
coexister néanmoins: la paroisse religieuse et la paroisse
fiscale.
La première, très ancienne, fut longtemps la seule à s'occuper de
toutes les affaires locales. La seconde faite pour répartir
l'impôt,calquée sur les premières telles qu'elles existaient à la
fin du Moyen-Age, mais en créant au fil du temps de nouvelles
assemblées locales, dans des petits villages ou même des hameaux
voulant se séparer de leur chef-lieu parce que s'estimant lésés
dans le calcul de l'impôt.
En 1790, le nombre des municipalités créées en France est en
moyenne de plus de 800 par département (jusqu'à 1036 dans la
Seine inférieure !). Ailleurs, les paroisses ecclésiastiques
servirent de modèle aux nouvelles municipalités plutôt que les
paroisses fiscales, jugées trop émiettées.
La loi municipale de 1884 donna l'autonomie aux municipalités tout
en leur garantissant une stabilité statutaire. Cette loi fixait
une clause de compétence générale pour les communes, en leur
octroyant toute compétence pour régler par leurs délibérations
toutes les affaires relevant de leurs territoire et ayant un
intérêt local.
La conscience émergea rapidement qu'il fallait remédier à ce
tissu communal parfois dépeuplé et dont la fiscalité, par ce
fait, était incapable de pourvoir partout aux besoins des
communes sans les subsides de l?État.
Pour tenter de résorber cet émiettement, le plan Marcellin de
1971 proposa un grand nombre de fusions. Ce plan, diversement
appliqué par les préfets, obtint des résultats très nuancés selon
les départements. En ce qui concerne Ligny, les projets de fusion
avec Jaulges, ou Chéu, ou même Pontigny sont restés lettres
mortes.
La surface communale est aujourd'hui de 27,48 km².
Les plus anciennes archives communales ayant été détruites
par le grand incendie de 1611, les données jusqu'à la Révolution
sont assez approximatives. Le R.P Cornat estime la population
linéenne à environ 5000 "âmes" aux alentours de 1650. Ce nombre a
rapidement chuté pour n'être plus que de 1230 au début du XVIIIème
siècle (cf.Dictionnaire Universel de France de 1771)
La population tomba même à 1100 habitants environ au lendemain
des guerres révolutionnaires. (en raison de la conscription et des
décès nombreux parmi les jeunes hommes)
Ensuite, cette population a cru doucement. Elle était
d'environ 1600 hbts à la Restauration (notamment grâce à
l'annexion du hameau de Lordonnois). Elle s'est à nouveau
effondrée après la première guerre mondiale.
Selon les derniers recensements, la population de
Ligny-le-Châtel était de 962 habitants en 1968, 1 027 habitants en
1975, 1 010 habitants en 1982, 1122 habitants en 1990, 1289
habitants en 1999 et 1314 en 2007.
Alexandre
Baudot est né le premier janvier 1835 à Ligny. Ce garçon de
ferme, qui travailla par la suite à Vergigny n'était pas destiné
à laisser son nom dans l'Histoire de France.. Pourtant,c'est le
8 septembre 1855 qu'il connut son heure de gloire. Lors de
l'épouvantable prise de Sébastopol, pendant la bataille de la
tour de Malakoff (Crimée aujourd'hui Ukraine), il
demeura le seul "clairon" vivant et prit l'initiative de sonner
le rassemblement. L'armée française, réconstituée et rassemblée
réussit à s'emparer de la tour de Malakoff où le général Mac
Mahon prononça son fameux "J'y suis, j'y reste". Pour en savoir
plus, cliquez sur le lien ci-dessous :
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